Devedjian: Sarkozy ne pourrait pas refuser Matignon si Chirac lui proposait
PARIS (AFP) - Le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian a estimé dimanche sur le forum Radio J que si Jacques Chirac, après le référendum, proposait à Nicolas Sarkozy de devenir Premier ministre, celui-ci "ne pourrait pas refuser l'appel de son pays".
M. Devedjian a affirmé que "Jacques Chirac n'avait aucune raison d'éluder cette possibilité" de nommer M. Sarkozy à la tête de Matignon.
"Je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy (serait) très enthousiaste", a-t-il estimé, en ajoutant: "je pense que si le président de la République lui propose, c'est parce que la France a besoin de cette solution, et un homme d'Etat digne de ce nom ne peut pas refuser l'appel de son pays".
"Un homme politique à qui on demande de servir son pays peut difficilement dire: +non, parce que mes ambitions de carrière sont différentes et ça va me gêner+", a expliqué M. Devedjian.
Interrogé pour savoir si cette situation ne s'apparenterait pas à un piège pour Nicolas Sarkozy, le ministre a répondu: "peut-être". "C'est bien connu que Matignon généralement, ça se termine dans l'impopularité", a-t-il poursuivi.
Evoquant l'élection présidentielle de 2007, M. Devedjian a affirmé que Nicolas Sarkozy, s'il se présentait à ce scrutin, représenterait "l'énergie, le renouveau" et Jacques Chirac "l'expérience, la sagesse, l'autorité".
Sur la question du référendum sur la Constitution européenne du 29 mai, le ministre a affirmé que "l'argumentation du oui allait se déployer de plus en plus fortement parce qu'elle a l'avantage de s'adresser à la raison, alors que l'argumentation du non s'adresse plutôt à l'humeur, à la sensibilité, et elle est moins rationnelle".
"Si nous rejetons le traité du 29 mai, nous serons en position de faiblesse, car la France portera elle seule le poids du non et le poids du refus et cela conduira à une situation d'isolement diplomatique", a-t-il jugé.
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PARIS (AFP) - Le ministre délégué à l'Industrie Patrick Devedjian a estimé dimanche sur le forum Radio J que si Jacques Chirac, après le référendum, proposait à Nicolas Sarkozy de devenir Premier ministre, celui-ci "ne pourrait pas refuser l'appel de son pays".
M. Devedjian a affirmé que "Jacques Chirac n'avait aucune raison d'éluder cette possibilité" de nommer M. Sarkozy à la tête de Matignon.
"Je ne suis pas sûr que Nicolas Sarkozy (serait) très enthousiaste", a-t-il estimé, en ajoutant: "je pense que si le président de la République lui propose, c'est parce que la France a besoin de cette solution, et un homme d'Etat digne de ce nom ne peut pas refuser l'appel de son pays".
"Un homme politique à qui on demande de servir son pays peut difficilement dire: +non, parce que mes ambitions de carrière sont différentes et ça va me gêner+", a expliqué M. Devedjian.
Interrogé pour savoir si cette situation ne s'apparenterait pas à un piège pour Nicolas Sarkozy, le ministre a répondu: "peut-être". "C'est bien connu que Matignon généralement, ça se termine dans l'impopularité", a-t-il poursuivi.
Evoquant l'élection présidentielle de 2007, M. Devedjian a affirmé que Nicolas Sarkozy, s'il se présentait à ce scrutin, représenterait "l'énergie, le renouveau" et Jacques Chirac "l'expérience, la sagesse, l'autorité".
Sur la question du référendum sur la Constitution européenne du 29 mai, le ministre a affirmé que "l'argumentation du oui allait se déployer de plus en plus fortement parce qu'elle a l'avantage de s'adresser à la raison, alors que l'argumentation du non s'adresse plutôt à l'humeur, à la sensibilité, et elle est moins rationnelle".
"Si nous rejetons le traité du 29 mai, nous serons en position de faiblesse, car la France portera elle seule le poids du non et le poids du refus et cela conduira à une situation d'isolement diplomatique", a-t-il jugé.
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